Découvrir l’Algarve en scooter, c’est vraiment le mode de transport idéal pour s’imprégner de la beauté des paysages, vadrouiller au gré de vos envies, prendre le temps de découvrir quelques lieux mythiques à votre rythme. Des falaises de la Praïa da Marinha au village de pêcheurs de Ferragudo en passant par la grotte de Benagil (et bien d’autres…), voici nos pérégrinations portugaises !

L’Algarve se situe tout au Sud du Portugal. Cette région s’étend sur une superficie de 4997 km², elle compte de nombreuses falaises, des plages magnifiques, des villages de pêcheurs pittoresques aux ruelles fleuries. Paradis pour les surfers aguerris (la Lykorne est sportive mais n’en fait pas partie), lieu de farniente idéal pour les touristes voulant se relaxer, balades magnifiques dans l’arrière pays pour les amoureux de la randonnée, spécialités locales à tomber pour les gourmands, ne vous disputez pas, il y en aura pour tous les goûts !

 

L’Algarve en scooter

Nous avons opté pour un modèle qui empreinte ses lignes au célèbre Vespa…un p’tit 50CC maniable et «tout mignon» avec son phare tout rond.

C’est le grand moment, celui où nous allons chevaucher à vive allure notre nouvelle monture. Petit, noir et gris, tout ramassé et quelques bouts chromés, il attend tranquillement sur le bitume surchauffé.
Nous enfilons gants, casques et lunettes de soleil, la musique de Top Gun dans nos têtes, nous imaginant sur le point de décoller pour la seconde fois de la journée. Mon Viking relie son smartphone à un écouteur qu’il coince dans son oreille. Pas question de GPS sur un deux-roues de ce genre, la lumière du pays aura vite fait de nous éblouir, de faire danser ses rayons sur l’écran, et de nous envoyer dans le fossé. La voix monotone de Siri s’imagine qu’on est déjà partis et commence à dicter notre conduite dans l’oreillette : «au prochain rond-point, tournez à droite». Non mais pour qui se prend-elle cette IA à la noix? On s’envolera quand ça nous chantera.

Béquille, check. Allumage, check. Poignée de gaz, check. le moteur s’égosille, l’engin s’élance et la magie opère immédiatement. Nous voilà propulsés dans les petites rues d’Albufeira, gavées de lumière, tressautant sur les pavés de la chaussée, alignés comme au défilé. On s’enfonce dans les méandres de la ville agrippée à son bout de falaise – ça monte puis ça descend, ça tourne sec, on fait parfois deux ou trois tours de rond-point pour trouver notre chemin. Siri rabâche l’itinéraire sans s’émouvoir de nos écarts de conduite. les immeubles défilent et nous, on se faufile entre les voitures qui s’ébrouent paresseusement aux feux rouges. La ville s’émiette peu à peu, les blocs de béton deviennent maisons avec balcons, la végétation fait son apparition. Une armée d’orangers cerne notre trajet en rangs serrés, nous bombardant de couleurs et de parfums. Un immense tapis vert à pois orange défile sous nos visières et nos narines se gavent d’odeur d’écorce tiède, et d’herbe sauvage.

On avale les kilomètres, en pleine overdose de ciel bleu et de paysages singuliers…Malgré la fragilité de notre engin, nous ne nous sentons pas en danger, quelques voitures nous dépassent sans abuser du «champignon», nous laissant à nos pérégrinations. Le GPS en reste lui aussi muet : tant de simplicité l’ont rendu coi, il suffit d’aller tout droit. La voix artificielle m’annonce dans l’oreillette que nous arrivons bientôt à destination. Nous descendons une petite ruelle bordée de murs blancs qui protègent des villas qu’on imagine plus qu’on ne les voit. Coup de frein et stupeur ! un cul-de-sac ! la rue disparait sous l’immense portail d’une propriété, sans doutes très privée, compte tenu de la hauteur de ses murets. Pendant un instant, nous pensons nous être fourvoyés. Tant pis, on béquille on gare notre destrier, et l’on aperçoit un défilé s’enfoncer le long d’une des enceintes. Nous nous y engageons sans plus nous poser de question. Après tout, il est bien naturel d’emprunter un passage secret pour rejoindre une grotte tout aussi mystérieuse.

Mais comment? Comment diable en sommes-nous arrivés là? voilà sans doutes ce que vous vous demandez…

Algarve-scooter

 

Les préparatifs d’un voyage en Algarve en scooter


Quelques semaines auparavant, j’avais tenté par divers moyens de capter l’attention de mon compagnon (d’un naturel grognon) sur quelques destinations – chose plus que délicate car il faut bien l’avouer le bonhomme est content de s’évader mais il a toujours grand mal à se projeter. Il me fallait trouver moyen de l’amadouer, de lui donner envie de rouler hors du canapé. Après plusieurs expériences infructueuses, j’ai finalement remarqué que ses narines se dilataient légèrement à l’évocation d’engins motorisés alors que la description de sites classés ne semblaient provoquer qu’une vague envie de bailler. C’est ainsi que j’ai creusé l’idée d’une courte escapade au Portugal, dans l’Algarve, à dos de scooter. Une fois le projet adoubé par un grognement (approbateur? nous ne le saurons jamais)de mon conjoint, je passais aux choses sérieuses : achat des billets, réservation d’un point de chute, sélection d’un destrier motorisé, et enquête approfondie des mille et une choses à découvrir dans l’Algarve.

Tout se met en place petit à petit, il ne reste plus qu’à attendre patiemment le moment de partir….

Le train-train quotidien défile mollement, s’arrêtant sournoisement à la gare de l’ennui juste pour nous enquiquiner, et nous amène finalement au jour du grand départ. Branle-bas de combat. Chacun à ses valoches. Le mot d’ordre : voyager léger. Deux petits sacs de cabines pendus à l’épaule, nous passons rapidement à travers les stations RER mal réveillées, les check-in super bondés, les contrôles douaniers hyper-renforcés, les portiques de sécurités surexcités, et autres Duty free impudiques qui vomissent leurs clopes et parfums sur toutes leurs vitrines. Nous embarquons rapidement dans un avion qui, par chance, allait exactement à l’endroit que l’on voulait. Quelle coïncidence…On décolle, on vole et on se pose en un temps record. Hop, on saute de l’appareil après les consignes d’usage nous demandant de ne pas fumer assis en téléphonant jusqu’à l’arrêt complet de notre albatros, et nous partons à la rencontre du chauffeur de l’hôtel. Ce dernier se fait un peu désirer, mais nous ne lui en tenons pas rigueur, bêtement ravis que nous sommes de ne pas avoir été «oubliés». Le trajet dure moins d’une heure et notre carrosse nous largue devant notre hôtel. Le concierge nous accueille chaleureusement et c’est avec des faciès d’heureux imbéciles que nous investissons notre chambre, grande, confortable et très bien équipée au regard du prix déboursé. Pas le temps de traîner, on prend nos sacs à dos, et on ressort de l’hôtel, car une voiture doit venir nous chercher pour rejoindre la boutique de location de scooter. Nous trompons notre impatience en mitraillant de nos appareils les chats de gouttière… nous guettons du regard tout autour de nous, l’arrivée imminente de notre transport, mais nous ne voyons que la rue qui poudroie et les mouettes qui merdoient…Mais que diable font-ils?. Décidément, on dirait qu’ils sont fâchés avec la ponctualité ces portugais. Je leur passe un coup de fil afin de prévenir d’éventuelles méprises, et grand bien m’en a fait, ma demande n’avait pas été prise en compte. Dubitatif, le loueur envoie néanmoins un carrosse qui fait la navette en quelques minutes jusqu’au magasin. Après quelques palabres, et la production d’e-mails authentifiant que nous avions fait une demande de «pick-up», la patronne de la boutique nous fait remplir une armoire de papiers qui nous autoriseront à circuler sur un de ses engins sur les routes portugaises. Nous passons ensuite à un cours intégral sur le scooter : ce qu’il boit, où on allume son petit phare tout rond, comment il dort, et surtout ce qui nous attend si par malheurs il revient chez sa maitresse avec la moindre rayure.
Une fois tous ces obstacles passés, nous avons enfin la liberté de grimper sur le selle en sky de notre scooter et de nous élancer (avec prudence) sur l’asphalte cuit et recuit d’Albufeira. Nous baptisons notre étalon Carlo (Hommage au Calamar de Bob l’éponge).

 

Algarve-scooter

 

Praïa di Cala

Algarve-scooter

Mais revenons à nos moutons. La lumière baisse un peu en intensité, mais le fond de l’air reste douillet. Peu après avoir abandonné notre scooter le long du mur d’une immense propriété,nous sillonnons entre les villas en bord de mer, à la recherche de notre grotte secrète (cette grotte n’est pas vraiment la nôtre, mais nous l’empruntons pour l’occasion, merci de votre attention). Quelque-chose nous dit que nous approchons. Le chemin serpente d’abord entre de hauts buissons, puis se brise sur un paysage accidenté, criblé de rochers et de gouffres béants, prêts à nous avaler. La mer nous apparait au loin, scintillante, effleurant le ciel à l’horizon.

Algarve-scooter

Nous découvrons assez vite le site, en contrebas. Il nous faut tout de même quelques minutes pour trouver dans le labyrinthe de feuilles et de rochers, un escalier sommaire pour le rejoindre. Enfin, nous y sommes. J’en ai rêvé toute éveillée tant de fois, repassant inlassablement les photos capturées par d’autres fiers aventuriers. Nous sommes là, les pieds dans le sable, cernés de roche, la bouche en «O», à nous repaître du spectacle de la mer qui se rue par une ouverture dans le mur. Les vagues viennent mourir à nos pieds, dévalent le sable en marche arrière, pour prendre leur élan et charger à nouveau en écumant furieusement. Pas impressionnés pour 2 sous par tout ce remue-manège, nous faisons comme chez nous, abandonnant nos chaussures, on s’installe pour mieux profiter du spectacle. On mange, on photographie, on trempe nos pied, on bouquine tant qu’on peut, puis le soleil décidant qu’on en avait eu assez pour la journée, nous annonce qu’il va se coucher. «Ding dong ! Attention, m’sieurs dames, extinction des feux dans 20mn, je répète…»
On s’empresse de ramasser nos sacs, nos serviettes et casques dans les derniers rayons de l’astre fatigué.

Alors que nous rebroussons chemin dans la pénombre, une luxueuse villa, non loin de là, plantée au beau milieu du fabuleux panorama, s’illumine soudain. Elle semble inhabitée, nous supposons donc que des capteurs, ne faisant que leur travail, avaient estimé utile d’allumer les lumières de la propriété même vide.

Il est plus que temps de retrouver notre scooter. La nuit s’était abattue sans crier gare, comme une malpolie, en jetant un froid. Nous avons repris la route sur notre vaillant petit scoot qui fendait l’obscurité de son phare allumé. Le trajet by night ne présente pas de difficultés. Il est à noter qu’il fait maintenant un peu plus frais, et qu’un petit pull ne serait pas de trop, mais bon, … Avant même de sentir nos dents claquer, on rejoint la ville d’Albufeira comme on l’a quittée : accrochée à son rocher comme Gollum à son précieux, ou Vangelis à son synthé. Après nous être assurés que cela ne posait pas de problème particulier auprès du concierge, nous garons le scooter devant notre lieu de villégiature..

 

Algarve-scooter

Albufeira

Algarve-scooter

Il est temps pour nous, d’envahir la terrasse du toit de notre hôtel pour s’offrir un apéro bien mérité. Rien de dispendieux : deux bières achetées à la supérette d’à côté, et un paquet de chips aromatisées, il ne nous en faut pas plus pour agrémenter ce moment avec vue sur ville illuminée. Il n’y a rien à ajouter, on se sent gâtés.

Du haut de notre perchoir, on aperçoit notre bolide, rangé entre deux gros pots de fleurs, attendant patiemment sous la lueur jaunâtre des réverbères. Un brise légère s’est levée, nous pousse finalement à fuir les hauteurs de notre «palace» pour glisser nos tongs sous une table accueillante quelques rues plus loin. Nous étions passé, un peu plus tôt avec notre 2 roues devant une terrasse de restaurant dont les odeurs et les sourires des convives nous paraissaient prometteurs. Il est plus que temps pour nous de voir si ce resto est en mesure de tenir ses promesses. Et c’est le cas, le serveur est aux p’tits soins, les assiettes et les verres bien remplis. On est comblés. Quelle journée. On rentre un peu éméchés et impatients de recommencer. Pour arriver plus vite à demain, la recette est simple : on se couche bien fatigués et on s’endort comme de gros bébés avant même de voir le marchand de sable passer.

 Algarve-scooter Algarve-scooter

Où dormir ?

Apartamentos Rossio Mar
R. Latino Coelho 16, 8200-150 Albufeira, Portugal

I Un très bon rapport qualité/Prix. Des chambres très propres juste à côté de la mer et très près d e l'ancien quartier d'Albufeira ; un accès sur le toit, avec vue sur la mer, des transats, des tables. Un accueil très chaleureux !

Où manger

Restaurant Rossio
R. Latino Coelho 50, 8200-111 Albufeira, Portugal

I Un restaurant dans une rue très sympa, possibilité de manger à l'intérieur ou en terrasse ! Serveurs très sympathiques, plats traditionnels pour des prix peu chers ! De la truite, des calamars, des sardines.... Bref, un régal !

 

Praïa da Marinha

Algarve-scooter

Une autre journée commence à peine, et déjà, ayant pris d’assaut une terrasse pour petit-déjeuner, nous échafaudons nos plans de route. Les présentations avec notre destrier sont faites, il est temps de voir ce qu’il a dans le ventre. Nous ambitionnons plusieurs sauts de puce le long de la côte, sans rien s’imposer non plus. L’idée maitresse est de profiter du moyen de locomotion autant que du panorama.
Nous répartissons serviettes de bain, maillots et boisson dans un petit sac à dos et le coffre de selle.

Notre engin a une faible autonomie mais il a le mérite de se garer facilement presque partout, et si jamais le trajet venait à nous fatiguer, rien de plus simple que de s’arrêter où bon nous semble pour nous délasser un peu. Mais je vous avoue que la fatigue ne s’est jamais faite sentir tant la route est agréable…

Le GPS du smartphone fait des merveilles et nous mène à chaque fois à bon port : nous faisons notre première escale le long des falaises de Praïa Da Marinha. On béquille paisiblement le long d’un muret à l’ombre, tandis que de grosses berlines se chamaillent dans la poussière pour les dernières places dans un parking passé au chalumeau. Nous nous échappons vite de ce tumulte pour une promenade sur les chemins oranges et accidentés des ces fabuleuses falaises. On crâne un peu avec nos casques à la main, ravis d’afficher notre différence avec ceux que nous croisons.

Algarve-scooter

Carvoeiro

Algarve-scooter

Nous repartons tout en pétarades vers Carvoeiro, petite ville colorée enclavée entre les falaises. Même délice : on admire les paysages en chemin, on traverse la ville dans des petites ruelles pleines de commerces, et on abandonne notre scooter de choc sur une grande place cernée de restaurants en tous genres. Moment important, voire critique. Si la jauge du scooter est encore au vert, celle de mon homme vire dangereusement au rouge et l’urgence est au ravitaillement en vol. Nous mettons le cap vers une terrasse accueillante pour y déguster quelques spécialités. Ouf, nous voilà réservoirs pleins, à nouveau parés pour le départ.

Algarve-scooter

Algarve-scooter

Algarve-scooter

Praïa da Benagil et sa fameuse grotte

Nous poussons à fond le moteur dont le bruit à lui seul est un véritable doigt d’honneur aux grosses cylindrées – direction la plage de la Praïa da Benagil et sa célèbre caverne. Une fois encore, nous roulons sans encombre au milieu des citronniers qui se perdent à l’infini, ramassant sur notre passage les odeurs d’herbe coupée, cuite à point par un soleil en mode «chaleur tournante».
Nous sommes pris par surprise, le site est coincé dans une gorge étroite au bout de laquelle commence la plage. Impossible de s’y garer, on aurait pu le tenter en scooter mais nous sommes trop bien élevés pour se garer comme des sauvages. Les automobilistes peinent à emprunter les pentes arides qui la bordent, allant jusqu’à caler en pleine côte et provoquer un des rares embouteillages de notre séjour. Une fois encore, nous slalomons hardiment entre les pare-chocs et rejoignons paisiblement une aire de parking situé à un kilomètre en amont.

Nous rallions la plage à pied, sous le regard défait des conducteurs encore coincés dans la montée obstruée par un touriste qui n’a pas appris le démarrage en cote. Hop, déroulage de serviette, mise à l’eau, brasse coulée pendant cinq grosses minutes, et enfin nous rallions cette fameuse excavation percée en son centre. On s’y promène à voix basse, comme dans une cathédrale. Nous profitons de l’instant.

Près de l’entrée de la grotte, des bateaux chargés de touristes se pressent – les flashs crépitent, les lunettes de soleil s’embuent à peine, et déjà les moteurs vrombissent pour faire marche arrière. Aucun d’eux n’aura la chance de fouler la plage – ce privilège est réservé à ceux qui ont nagé. Nous repartons comme nous sommes arrivés : brasse coulée, séchage, remballage de serviette.

Algarve-scooter

 

Comment accéder à la grotte de Benagil


Ça paraît bête comme ça mais ce n’est pas si évident de savoir exactement où elle se situe depuis la plage. Une fois sur le sable, et bien impossible de la voir…. j’ai alors demandé aux agences de tourisme pour les excursions en bateau au milieu des grottes comment nous pouvions y accéder. Ils ont été unanimes, il fallait payer l’excursion. 30 euros par personne pour 2 heures de balade…. Ça nous a semblé un peu cher, et surtout, j’étais persuadée d’avoir lu sur quelques blogs qu’on pouvait y accéder à la nage !! Je me suis entêtée, j’ai été voir sur mon téléphone quelques infos supplémentaires, qui ont confirmé ma pensée. A marée basse seulement (à marée haute, un  moniteur ira vous chercher si jamais vous tentez d’y aller…), si vous avez un niveau de natation correct, vous pourrez nager jusqu’à la grotte en 5-10 minutes ! Certains y vont en matelas gonflable, en bouée, en paddle….

Ceux qui paient pour le tour en bateau ne s’arrêtent pas forcement sur la plage.

Nous n’avons du coup pas de photos de la grotte, nous n’avons pas pris les appareils photos… Pour ceux qui veulent immortaliser le moment, prévoir du matériel ou des pochettes waterproof ! Voici donc une photo de ©Bruno Carlos pour vous donner une idée !

Algarve-scooterPhoto de ©Bruno Carlos

 

Silves

Notre scooter nous attend sagement à l’ombre. En quelques minutes, nous paramétrons le GPS, remplissons le coffre de selle de ce qui nous encombre, et nous voila repartis pour le dernier spot de la journée : la ville fortifiée de Silves. Rien à déclarer, de belles pierres, une belles lumière, une terrasse ombragée pour se désaltérer, des sourires, et une station essence pour cajoler notre fier destrier.
Nous repartons tous guillerets, notre journée a fondu comme neige au soleil, et il est temps de rentrer. (Note pour l’avenir, penser à la p’tite laine dans le coffre de selle, car il fait plus frais quand la nuit tombe – et pour ceux qui ne s’en doutent pas, on perd environ un degré par dizaine de km/h, donc si on roule à 50 et qu’il fait 20 degrés? je vous laisse à vos calculs mentaux, je ramasse les copies dans 10mn XD)

Algarve-scooter

Nous nous réfugions à la terrasse du restaurant qui nous avait si bien accueilli la veille, deux sourires niais devant un beau ballon de rouge et une immense assiette de poisson. Grand bien nous en a pris, ils nous reconnaissent et nous font un prix…

Où boire un verre

Café Inglês
R. do Castelo 11, 8300-144 Silves, Portugal

I Superbe terrasse au milieu des arbres avec vue sur la cathédrale, le cadre est idyllique pour boire un bon jus de citron à l'ombre...

 

Port de pêche de Ferragudo et ses ruelles colorées

Algarve-scooter

Cette dernière journée s’annonce comme un coup de poignard sur le manche duquel on peut lire «départ». Mais cela ne saurait altérer la joie qui nous anime. nous ne nous aventurons pas au-delà du circuit que nous avons déjà exploré, mais nous pousserons quand même un peu plus loin notre aventure à scooter jusqu’à un village de pécheurs : Feeragudo. Nous garons notre Carlo de compétition près d’une petite église blanche. Nous errons main dans la main, à travers un enchevêtrement de ruelles bordées de portes colorées, de pots de toutes tailles garnis de massifs fleuris, cerné de petites places ombragées où pullulent des gens insouciants. Le point d’orgue de notre escapade sera une citronnade à l’abri du soleil.

Algarve-scooter

Algarve-scooter

Algarve-scooter

Comment accéder à Ferragudo


Comme pour la grotte, ça paraît simple mais étrangement, sur google maps, quand vous lui demandez de vous emmener à  Ferragudo, il décide  de vous guider jusqu’au au camping… Si vous voulez trouver l’accès, reportez-vous au plan au début de l’article !

Algarve-scooter

Après une halte à la station service, nous repartons désaltérés, le scooter et nous, en direction d’Albufeira. Nous profitons une dernière fois de notre terrasse à vue panoramique et de la délicieuse cuisine de notre restaurant favori.

Le moment tant redouté finit par arriver. C’est le coeur aussi lourd que nos sacoches, que nous rendons les clés à notre hôte. Il est temps de ramener notre fidèle destrier à son écurie. Un seul détail nous a échappé : Les bagages que nous n’avions pas à trainer quand nous sommes arrivés. On doit équilibrer notre destrier à roulettes, en plus de nos inestimables personnes, et fourbir nos deux sacs de voyage pour rejoindre la boutique de location. Note pour l’avenir : acheminer nos effets personnels depuis l’hôtel au magasin AUTREMENT que sur un scooter type vespa. Je passe les deux sacs en bandoulière et je m’agrippe à mon chef pilote qui tourne à fond la poignée de gaz. Si vous avez encore en tête la scène du décollage de l’albatros dans «Bernard et Bianca», vous pouvez alors imaginer notre allure au démarrage. Le moteur couine plus qu’il ne rugit. Nos casques s’entrechoquent alors que Carlo s’ébroue. L’engin peine à trouver son équilibre, et s’arrache difficilement du bitume. Nous partons en zig-zag à travers les ruelles pavées d’Albufeira, chargés comme des mulets. Nous rallions fort heureusement, rapidement la boutique de location. La patronne fait un rapide contrôle de la bête avant de nous rendre la rançon…heu caution. Une rayure sur notre fier Carlo nous aurait coûté bien cher. Nous admirons une dernière fois Carlo rangé, derrière la vitrine, un peu plus poussiéreux et le phare un peu plus rigolard au milieu de ses congénères. Nous sautons dans notre taxi, nos bras s’échappant par les fenêtres dans d’ultimes au-revoir, et prenons la direction de l’aéroport. Nous laissons bientôt, Carlo, Albufeira, puis le Portugal derrière nous…en nous promettant d’y retourner un jour.

Algarve-scooter

 

 Algarve en scooter : conseils pratiques


  • Pour certains, je vais énumérer des évidences. Néanmoins, les soucis, gros ou petits, peuvent vous rattraper même en congés. A vous de vous préparer à les éviter.
  • Le casque : il est fourni avec le scoot. Ne cherchez pas plus loin – vous le mettez (bien sanglé) avant de démarrer – vous l’enlevez à l’arrêt.
    Si vous voulez dormir ou nager avec, pas de souci.
  • Prenez des gants en cuir ( perso, je recommande des gants coqués – on en trouve des pas chers). Cela s’avère utile à titre préventif, les accidents peuvent arriver et vous permettront d’encaisser si vous chutez. De plus, ils vous donneront un air trop cool.
  • Les chaussures : vous êtes en vacances en bord de mer, soit, mais oubliez les tongs. des baskets seront un bien meilleur choix, à minima,les lacets bien serrés. Fermez vos yeux 5 secondes et imaginez maintenant la semelle de votre tong s’effriter sur le bitume lors d’un freinage musclé. Vu? Baskets…
  • GPS :
    Utilisez une appli GPS qui filtre vos destinations en évitant les grands axes, comme les autoroutes. Un scooter 50CC n’est pas adapté pour rouler sur des voies rapides, encore moins à deux. Si vous n’avez pas l’habitude de la conduite en circulation, privilégiez les petites routes, souvent plus agréables. Privilégiez des écouteurs Bluetooth quand vous êtes en 2 roues, ça évite de s’emmêler dans les fils , et surtout bannissez cette envie morbide de regarder votre smartphone en roulant.
  • Météo : Prévoyez un petit coupe-vent ou au moins un sweat en cas de changement brusque de température. Même si vous avez bien vérifié sur votre appli météo favorite qu’il ne pleuvra pas, Il fait bien plus frais quand la nuit tombe, tenez au moins compte de ça.
  • Capacité d’embarquement : Un sac à dos vous permettra de combler la faible capacité du coffre de selle. Apprenez néanmoins à voyager léger en embarquant des serviettes compactes par exemple.
Où louer un scooter

Algarve riders
Avenida dos Descobrimentos Edifício junto ao posto da BP, R/Chão Dto, 8200-260, Portugal
Tél. +351 289 508 012

I Un accueil parfait, des scooters en bon état ! Nous avons juste eu un petit malentendu sur le service de Pick-up pour aller chercher notre scooter mais bon, erreur réparée !

 

D’autres articles sur l’Algarve


    • Un superbe article des love trotteurs, rempli de bonnes adresses de leurs coups de cœur… C’est grâce à eux que nous avons découvert la superbe plage Di Cala ! Vous retrouverez leur article par ici
    • Stéphanie sur son blog « Stéphanie voyage » a également publié des articles sur cette belle destination ; infos pratiques, bonnes adresses c,est par !
    • Les trotteurs addicts vous proposent un itinéraire en une semaine, ils en profitent pour livrer leurs impressions, le tout agrémenté de belles photos : vous le retrouverez ici !

 

Et si vous voulez d’autres aventures à roulettes, vous pouvez découvrir notre séjour en Andalousie en van ici !

Algarve-banner

 

Gardez cet article de l’Algarve en scooter à portée de main, épinglez-moi !

Algarve-pinterest