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FRANCE

Randonnée au lac Blanc et bivouac au lac de Cheserys

Suivez-moi le temps d’une randonnée au lac Blanc dans des paysages montagneux somptueux au cœur de la Vallée de Chamonix !

Après quelques mois passés en Konfynement (mais quel est ce pays au nom étrange ?), il était plus que jamais temps de renouer avec le grand air, les reliefs montagneux, la neige et l’Aventure.

Pour cela, point besoin de partir à l’autre bout du globe, le fait de pouvoir traverser la rue sans attestation relevait déjà du miracle.

Alors que nos vacances se dessinaient à la montagne, et plus précisément en Haute-Savoie, j’ai décidé que ce séjour devait humer bon la fondue, le saucisson fumé, le kir à la violette et être un épisode marqué de folles épopées : j’étais furieusement en manque de tribulations, d’anecdotes de voyage palpitantes, de vie en dehors de 4 murs, de libertééééé (liberté masquée, mais liberté quand même).

C’est ainsi que je me suis renseignée sur les randonnées à faire en Haute-Savoie, et que je suis tombée korne à korne avec des photos du lac Blanc, avec vue sur le massif du Mont blanc… En discutant avec M., mon amie et compagnonne de voyage préférée, elle a immédiatement eu envie de m’accompagner : et autant dire que j’en suis très heureuse parce-que l’aventure n’aurait pas été la même sans elle !

Nous avons tout d’abord appelé le refuge du lac blanc pour réserver une nuit… Mais un mois en avance, c’était déjà complet ! J’ai failli abandonner l’idée, j’ai cherché d’autres randonnées à faire, mais tout me ramenait à ces paysages qui me faisaient tant rêver. Têtue comme une moule, sur un coup de tête, j’ai alors eu une idée…

Nous allons faire du bivouac, nom d’un bouquetin des Alpes mal fagoté !

En avant donc pour une randonnée et un bivouac d’anthologie au lac blanc et au lac de Cheserys !

Randonnée au lac blanc
et bivouac au lac de Cheserys

La préparation

J’ai déjà eu quelques maigres expériences de camping. Plutôt mitigées pour ma part : le maître mot était souvent d’éviter autant que possible les toilettes et douches et je suis tombée sur des campings bruyants ou Dédé danse, chante, boit, donc redanse et rechante jusqu’au bout de la nuit… Mais je n’avais encore jamais fait de bivouac.

Avant de partir, j’ai donc lu quelques articles de blog pour me renseigner sur l’équipement de bivouac à prévoir, mais comme je n’ai pas un budget à rallonge et que je ne sais pas si c’est quelque chose que je ferai assez régulièrement pour investir, je retiens qu’il nous faut :

  1. Une tente légère à transporter et surtout qui se monte vite. J’ai actuellement une tente deux secondes, mais c’est trop lourd à porter ! J’ai donc opté pour la tente Forclaz 2 personnes et 3 saisons : un bon choix, en plus d’être légère, peu onéreuse elle se monte et démonte très facilement !
  2. Un matelas : un matelas gonflable est plus lourd que mon tapis de sol, alors je décide d’emporter ce dernier. (note pour le futur : si c’était à refaire, j’achèterais un matelas gonflable).
  3. Un duvet (il fait entre -3 et 3 degrés la nuit l’été au lac de Cheserys, il faut donc du 0 à 5 degrés minimum : faites ce que je dis, pas ce que je fais, je suis partie avec un duvet 10 degrés, j’ai mal lu l’étiquette, c’est un problème de krynyère blonde….)
  4. Des vivres. A défaut de réchaud, avec du saucisson au roquefort, du taboulé, des fruits secs, du beaufort, des compotes, des barres céréales, des chips, la vie sera douce. Et elle l’a été <3 <3 <3.
  5. De l’eau. J’ai acheté deux poches de 3 litres d’eau. Pour le coup, nous étions suréquipées… Surtout quand il y a des refuges et des lacs en haut. 3 litres, c’est trop, et c’est looourd à porter.
  6. Des lampes frontales : pour sortir faire des photos de nuit, aller faire pipi, bouquiner dans la tente, c’est la base.
  7. Une couverture de survie : légère, pas chère, ça permet d’avoir un p’tit kit de survie, pour se réchauffer et éviter de friser l’hypothermie. Je n’ai malheureusement pas eu le temps d’en acheter avant de partir. J’ai pris une écharpe, un pull en polaire, un sous-pull grand froid, un collant, un bonnet, et le k-way de mon viking (j’avais oublié le mien… Etonnant, non ?)

L’ascension

Nous prenons depuis le village les Praz de Chamonix le télécabine vers la Flégère (je me sens Flégère), qui nous propulse à 1824 mètres d’altitude. De là, nous croisons de suite des panneaux qui nous indiquent clairement le chemin à suivre pour aller vers le lac blanc : c’est plutôt simple, c’est celui qui grimpe le plus.

Nous entamons donc bravement notre dénivelé positif de 613 mètres, avec nos sacs d’une quinzaine de kilos chacune sur le dos, telles des tortues alpines. Alors que j’essaie de papoter en même temps que je marche (grossière erreur), je me rends compte au bout de quelques dizaines de mètres que je suis déjà essoufflée comme une vieille fumeuse de gitanes. Altitude + grooos sac + côte + manque de sport pendant le confinement = une lykorne qui halète comme un chiwawa asthmatique. Je prends alors ma passion débordante pour la photo comme divine excuse et m’arrête tous les 20 mètres pour immortaliser les paysages. Objectivement, les paysages valaient vraiment la peine de faire quelques photos, et j’en prends en temps normal déjà presque tous les 20 mètres, donc quelle différence me direz-vous ? Mmmmmm ?

randonnée lac Blanc montagnes neige nuages
massif Mont Blanc lac vue Flégère montagnes
Vue la Flégère montagnes Mont Blanc
mer de glace nuages montagnes neige
La mer déglace…

Nous avons une vue panoramique (et Obélique) sur le massif du Mont blanc, l’aiguille verte, les Drus, les Grandes Jorasses et j’en passe. C’est époustouflant. J’avoue que mes envies de voyages me poussent le plus souvent en dehors de la France, je ne saurais l’expliquer. J’ai ce besoin irrépressible de dépaysement, de partir vers des choses qui me semblent peu familières, je ressens davantage le goût de la liberté et de l’aventure une fois les frontières dépassées. Et pourtant, en regardant les aiguilles et sommets enneigés qui me toisent majestueusement, je me dis que ce paysage est un des plus beaux de ma vie.

Je n’avais par contre pas envisagé à quel point c’est fatigant de randonner avec un gros sac sur le dos. Je me disais que tellement de gens le faisaient qu’il n’y avait pas de raisons : que j’emploierai la méthode Coué dans les moments difficiles. L’envie de découvrir ces lacs était de toute façon plus forte que la peur d’être limitée par le poids des sacs.

Le lac Blanc

Nous voici arrivées au lac blanc, le Graal du randonneur (pour nous c’était plutôt le râle du randonneur), lac d’altitude emblématique des Alpes, avec vue sur le massif du Mont Blanc. Après 613 mètres de montées interminables, après avoir failli me rouler en boule et pleurer 32 fois, après avoir fait 353 pauses photos pour reprendre ma respiration, après avoir maudit les 734 pierres et 62 marches (oui, je donne des chiffres au hazard) qui me demandaient un effort surhumain pour lever le pied… En une fraction de secondes, j’avais tout oublié et j’étais prête à recommencer.

Nous avons découvert un trésor, perché à 2353 mètres d’altitude : un lac suspendu aux eaux bleues cristallines, au milieu des nuages et surplombé par des montagnes enneigées.

randonnée lac Blanc eau bleue montagnes neige nuages
Randonnée au lac Blanc…. Que dis-je au lac Vert 🙂
lac Blanc reflets montagnes nuages neige
refuge lac Blanc nuages noirs montagnes

Le lac Blanc se découpe en deux parties : la première, celle à côté du refuge, à l’eau bleue-verte et vue sur le massif du Mont Blanc, et l’autre, plus verte, avec encore une fine couche de glace et un petit îlot au milieu. Les deux sont magnifiques ! Quelques courageux essaient de se baigner… En vain !

Randonnée lac Blanc eau verte nuages montagnes
randonnée lac Blanc collier nuages neige sentier
randonnée lac Blanc nuages montagnes couple assis

J’avais lu que nous pouvions faire du bivouac près du lac Blanc, ce n’était pas le cas quand nous y sommes allées, nous avons donc poursuivi notre chemin jusqu’au lac de Cheserys pour la nuit. Ce n’est plus que l’affaire d’une quarantaine de minutes. Ce n’est rien, et pourtant, en remettant mon sac sur mes épaules endolories, mes jambes me disent non, mes genoux tremblent, mon dos couine… Mais je le sais, nous avons fait le plus dur, maintenant il ne nous reste quasiment plus que de la descente !

Le sentier descend effectivement de plus en plus nettement, il y a un passage avec des échelles métalliques, qui peut s’avérer compliqué pour ceux qui ont le vertige mais qui est assez sécurisé en réalité. En contrebas, nous croisons des chamois !!

Le lac de Cheserys

Je crois encore à un mirage tellement le paysage est magique ! Nous sommes encerclées par les montagnes, avec un immense lac au milieu.


Nous nous mettons en quête d’un endroit sympa où monter la tente pour la nuit. Nos critères : un endroit à l’abri du vent, tranquille. Il y a déjà quelques tentes, surtout un petit regroupement derrière le lac de Cheserys pour ceux qui veulent avoir vue sur lac et massif du Mont Blanc en même temps. Je préfère choisir un lieu paisible. Nous aurons donc le lac derrière nous et une vue imprenable sur les montagnes devant nous. Soublaïme !!!!!

Lac Cheserys verdure ciel bleu

Nos sacs à peine posés, nous décidons de monter la tente : cela se fera en 2 temps 3 mouvements. J’avais répété la veille dans le jardin de notre dernière location Savoyarde pour ne pas avoir de déconvenue une fois sur place. On déplie la toile, on fait glisser les trois arceaux dans les fentes, on plante quelques sardines et hop, le tour est joué.

bivouac lac Cheserys massif Mont Blanc neige ciel bleu
En fait, le plus bel élément de décor, c’est cette magnifique tente orange qui s’élève au milieu du paysage…. Le reste est très médiocre 🙂

Pour fêter ça, nous décidons de nous faire un apéro d’altitude saucisson au roquefort et beaufort en contemplant le coucher de soleil. Je suis comme une folle. Le clic de mon appareil photo s’active de plus en plus frénétiquement. Nous faisons face à la mer de glace, le Mont-blanc commence à se transformer en Mont-Rose, l’Aiguille Verte devient l’Aiguille Rouge, je me sens mykroscopique devant ces montagnes monumentales. Je fais un coucou virtuel à mon Viking, qui dort au pied du Mont-Blanc en attendant de nous retrouver le lendemain. Je contemple les reliefs, ces courbes qui rencontrent des droites, des lignes, des aiguilles et les nuages qui viennent encadrer le tout puis se dissiper.

Bivouac lac Cheserys fleurs violettes herbe sommets neige nuages ciel bleu
nuages encerclent montagnes randonnée lac Blanc
Fenêtre sur vue
Bivouac lac Cheserys coucher de soleil montagnes neige
Bivouac lac de Cheserys vue Mont Blanc coucher de soleil
Mont Blanc aiguille du Midi aiguille du Goûter coucher de soleil neige nuages ciel
Massif Mont Blanc coucher de soleil Aiguille du Midi
Le Mont Rose

J’ai toujours ressenti une émotion particulière face à la nature. Quelque chose qui se joue entre l’infime et l’infiniment grand… Quelque chose qui me fait réaliser à quel point nous sommes de passage dans ce tableau. Le décor nous survivra, mais la lumière ne se posera peut-être pas tout à fait de la même façon sur les cimes enneigées, elle sera plus rose, ou plus orangée, le collier de nuages sera plus menaçant, ou plus allongé, l’herbe plus verte, la couche de neige plus ou moins épaisse. C’est aussi la façon dont on perçoit ce qui nous entoure à un moment donné qui rend chaque détail unique et éphémère en fonction de notre humeur, de ce délicieux morceau de saucisson que nous venons de partager, des efforts de la journée.

Nous ne sommes pas seules à profiter de toutes ces sommes d’instants, mais le lac des Cheserys reste paisible et calme. Les randonneurs sont tous absorbés par le spectacle… Juchés sur un rocher, ou derrière le lac, assis dans l’herbe, nous restons tous accrochés aux derniers rayons de soleil, émerveillés.

Aiguille Verte coucher de coleil nuages ciel neige
Massif du Mont Blanc Aiguille du Midi crépuscule neige nuages

Le crépuscule vient effacer les dernières teintes roses, puis le paysage disparaît peu à peu sous une voûte étoilée. Autant vous dire que je ne suis pas couchée. La fraîcheur commence à se faire sentir, je rajoute progressivement des couches de vêtements. Je regarde les étoiles, je contemple la voie lactée comme je la vois bien trop rarement en région parisienne. Un jour, je vivrais à la montagne !

Bivouac lac de Cheserys tente illluminée montagnes neige étoiles

Je n’ai pas pris mon trépied lors de mon bivouac : je l’ai sacrifié au profit de la tente, des 3 litres d’eau, du duvet, du saucisson, du matelas…

Bref, je n’ai pas pris mon trépied, mais j’ai quand même passé une demi-heure à essayer de caler mon appareil photo en grimpant à moitié sur des rochers (enfin plutôt en me hissant laborieusement puis en m’affalant comme une vieille loutre fatiguée) pour tenter d’immortaliser les étoiles et la voie lactée. J’y ai d’ailleurs laissé mon cache d’appareil, qui est tombé dans une fissure du dit rocher.

Etoiles voies lactée lac de Cheserys nuit montagnes

Je finis quand même par me résoudre à aller dormir. Le froid commence à gagner du terrain, la tente est mouillée par la condensation, et je gèle dans mon duvet 10 degrés. Je mets mon k-way par dessus mon pull polaire, mon bonnet, je monte la fermeture du duvet jusqu’en haut, je mets la capuche, je tire sur les cordons au maximum pour ne pas laisser rentrer le moindre cm3 d’air. Le terrain sous notre tente est légèrement penché, je me ratatine progressivement vers le bas de la tente, je dois me hisser toutes les deux minutes pour reprendre une forme humaine et je sens les rochers sous mon matelas de sol qui s’incrustent dans mon dos, ou mes bras, selon la position que j’essaie d’adopter.

Je repense à mes collègues qui me charriaient au sujet de ma virée improvisée en mode bivouac, et me disaient que sans le matériel adéquate, j’allais en chier. Cela me fait sourire. Je savais qu’ils avaient raison (oui, je ne leur dirai pas, mais ils avaient raison), je n’ai pas d’excuses, j’ai fait mes choix en connaissance de cause. Mais au fond de moi, à ce moment précis, je me moque de ne pas réussir à dormir, d’avoir un petit peu froid, d’avoir mal au dos. Ce premier bivouac est bien trop chouette pour que les désagréments n’entament une demi-seconde ma joie de dormir sous les étoiles face au Mont Blanc. C’est le meilleur emplacement du monde. Même si j’ai oublié de prendre ma brosse à dents et que j’ai une haleine de chacal, que j’ai perdu mon cache d’appareil photo, que je tombe dans ma tente et que je n’ai pas fermé l’oeil de la nuit. Une nuit blanche au lac Blanc vue sur le Mont Blanc, c’est ce qu’on peut appeler une soirée à thème non ?

L’avantage, c’est qu’à 5h00 du matin, je suis déjà sur le pied de guerre pour profiter de mon lever de soleil… J’essaie de m’extirper en mode ninja de la tente, pour ne pas réveiller M. qui a passé une petite nuit aussi et espère dormir un tout petit peu encore. Je trouve un coin isolé qui surplombe le lac de Cheserys et les montagnes, ce sera parfait. Je profite du calme, de la torpeur matinale. C’est un éternel recommencement. Nous attendons éperdument un coucher de soleil, pour voir disparaître le décor sous les étoiles, et sommes là au premières lueurs pour voir de nouveau le paysage apparaître progressivement comme par magie. Il y a des spectacles dont on ne se lasse définitivement pas. Je devine peu à peu les montagnes, puis leurs sommets rosissent de nouveau, et se reflètent dans le lac… Divin. Le temps est suspendu, ce doux spectacle a duré une éternité.

lever de soleil lac de Cheserys Mont Blanc neige Aiguilles du Plan Dent du géant

Je rejoins M. pour un petit déjeuner de rêve avec des barres céréales, pom’potes et fruits secs. Les montagnes se réveillent, le soleil continue sa course… Juchée sur un rocher, alors que je baille en mangeant un Grany, je lève une paupière et je vois un gros truc pas loin de moi qui marche : je crois que c’est un chamois, je me frotte les yeux, il est toujours là, je dégaine mon appareil et prends quelques photos en rafale… J’ai appris en regardant sur internet que ce n’était pas un chamois mais un bouquetin. Et que la chèvre que j’avais prise en photo la veille, bah c’était justement un chamois. Voilà. Peu importe, je rêvais de voir des chamois, des bouquetins, des marmottes, ou même des dahus….. Mission accomplie !

Randonnée lac Blanc bivouac lac de Cheserys bouquetin lever de soleil
Séance photo avec mon pote bouquetin (oui, une histoire de kornes en commun, on est potes). Je lui ai dit : « si tu t’assieds nonchalamment dans l’herbe, le regard un poil pensif, de profil pour prendre la lumière du lever de soleil, à côté d’une fleur et face aux sapins, ce sera parfait ».

C’est sacrément discipliné quand même un bouquetin des Alpes !

Notre randonnée au lac Blanc touche à sa fin, nous replions notre tente, j’en profite pour prendre un des arceaux pour essayer de faire ressortir mon cache photo de la fente du rocher à l’intérieur de laquelle il est tombé la veille… Sans succès, je précipite même sa chute plus bas…. RIP.

Nous sommes fatiguées de notre nuit, et de la balade de la veille, mais l’humeur est au beau fixe… Nous sommes heureuses de n’avoir quasiment que du dénivelé négatif aujourd’hui, nous rigolons de notre peu d’expérience en bivouac, de nos 3 litres d’eau, de la montée de la veille, de la petite nuit dans notre tente et de toutes ces choses qui auraient pu rendre cette première expérience catastrophique mais qui lui ont donné encore plus de saveur et de mordant. Les nulles en bivouac ont vaincu, nous profitons de nos dernières heures perchées au milieu des montagnes, leur disons au-revoir en parlant et riant bruyamment. Nous entamons notre dernière côte avant le télécabine…. Nous geignons comme des vieilles mamies avec des rhumatismes, puis nous remettons nos masques, nous affalons dans notre cabine, en regardant derrière nous. Oui, nous avons dormi sous les étoiles au milieu des montagnes et c’était fou.

Randonnée lac Blanc descente

Infos pratiques pour une randonnée au lac Blanc


Il y a plusieurs itinéraires pour la randonnée du lac Blanc. Nous avons choisi de faire la boucle qui part de la Flégère en passant par le lac Blanc et le lac de Cheserys.

La promenade ne présente pas de difficultés particulières, les sentiers sont bien balisés, équipés. Certaines montées sont un peu rudes, mais pour les passages vraiment plus escarpés, il y a souvent des marches ou des rondins de bois. Dans la descente entre le lac blanc et le lac de Cheserys, il y a deux échelles métalliques, une pour monter et l’autre pour descendre. Elles restent normalement à la portée de tous, même si cela peut s’avérer périlleux pour ceux qui ont le vertige.

Durée de la randonnée du lac Blanc
4h05 (officiellement… Sans sacs)

Difficulté
Moyenne

Distance
8.05km

Retour point de départ
Oui

Dénivelé positif
613m

Dénivelé négatif
615m

Point haut
2354m

Point bas
1843m

Régions
Alpes, Aiguilles Rouges

Commune
Chamonix-Mont-Blanc (74400)

Points de passages de la randonnée du lac Blanc et des lacs de Cheserys

  1. D/A Départ – Refuge de la Flégère (1807m)
    N 45.960778° / E 6.886956° – alt. 1886m – km 0
  2. La Chavanne
    N 45.964037° / E 6.887573° – alt. 1870m – km 0.51
  3. Lac Blanc (Aiguilles Rouges)
    N 45.981105° / E 6.891264° – alt. 2354m – km 2.95
  4. Refuge du Lac Blanc (2352m)
    N 45.981517° / E 6.892182° – alt. 2341m – km 3.03
  5. Carrefour – Lacs des Chéserys
    N 45.984572° / E 6.907572° – alt. 2137m – km 4.48
  6. La tête aux vents
    N 45.982423° / E 6.906633° – alt. 2113m – km 4.75
  7. D/A Départ – Refuge de la Flégère (1807m)
    N 45.960787° / E 6.886946° – alt. 1884m – km 8.05

Ces informations sont issues de la fiche technique téléchargeable depuis le site Visorando, qui m’a aidée à préparer notre randonnée au lac Blanc.

Pour plus d’informations vous pouvez aller consulter directement la fiche Visorando ici.

Où dormir à proximité du lac Blanc ?

Refuge du lac Blanc
Nous ne l’avons pas testé car il n’y avait plus de places mais pour ceux qui ne souhaitent pas forcément faire de bivouac et qui veulent une vue privilégiée sur le lac Blanc, ce refuge semble tout indiqué !

Infos pratiques pour un bivouac au lac de Cheserys


Veillez à regarder la météo la veille au soir avant de planifier votre bivouac et même votre randonnée au lac Blanc, et ne pas vous aventurer si le temps vire à l’orage. Prévoyez un bon équipement contre le froid : même s’il fait chaud l’été à Chamonix, la nuit en altitude, les températures flirtent avec le négatif. Prenez de l’eau, respectez le lieu, ne laissez pas de détritus. La nature est précieuse… Et ouvrez grand les yeux <3

Cet article touche à sa fin, mais pour ceux qui veulent plus d’aventures en France, retrouvez mes articles sur l’Aveyron ou la station auto-gérée de Montclar grâce à sa reprise par les habitants !

Et si vous voulez toujours plus de montagnes et/ou de neige, le sommaire de mes voyages glacés est par !

11 Comments

  • Audrey
    15 septembre 2020 at 21:37

    C’est très beau de voir les Alpes à travers ton objectif 🙂 Et les plans un peu foireux, c’est ça qui fait tout le sel des bivouacs, vraiment. J’ai fait la rando du lac Blanc étant enfant, je n’en garde pas un souvenir ému (j’avais HORREUR de la rando ok ?) mais je suis sûre que je serais tout aussi émerveillée que toi à la refaire désormais.

    Reply
    • la lykorne illettree
      16 septembre 2020 at 18:37

      Merci beaucoup Audrey !! Je te comprends, je ne peux pas dire que j’étais passionnée par la randonnée quand j’étais enfant/ado… J’ai suivi une fois de temps en temps en vacances, et je ne le regrette pas parce-qu’aujourd’hui j’en ai de bons souvenirs, mais sur le coup, j’avais plutôt envie de rejoindre les potes à la plage ou à la piscine ! Je pense en effet que si tu la refaisais, tu trouverais ça aussi fou que moi !! Des bisous <3 !!

      Reply
  • Paule-Elise
    16 septembre 2020 at 09:00

    A défaut de se voir, j’ai pu au moins te lire !! Tes photos en mettent plein la vue et j’imagine votre joie et votre émerveillement face à ce paysage. Beaucoup de gens semblent avoir tenté le bivouac cet été, il faudrait qu’on essaie. En plus j’ai déjà un sac de couchage 0 degrés (pour les nuits d’automne dans le van), c’est un achat que je ne regrette pas et qui m’a sauvé quelques week-ends !! A très vite <3

    Reply
    • la lykorne illettree
      16 septembre 2020 at 18:43

      Oui, t’as vu, à défaut de manger du curry rouge au lait de coco avec vous, j’ai été productive… Merciiiii pour le gentil mot <3 <3 <3, les photos en mettent plein la vue surtout parce-que les paysages étaient époustouflageants (oui, oui, époustouflageants) ! Ah bah si en plus tu as déjà le duvet, plus d'excuses, je peux même vous prêter la tente si vous voulez ^^ ! Un bivouac breton à 4 en hiver, ça vous tente (je sais envoyer du rêve hein.... Hum...) ? Bref à très très bientôt autour d'une bonne bouffe, bisous !!!

      Reply
  • Maud Simon
    18 septembre 2020 at 10:31

    Merci pour ce magnifique récit et ces superbes photos ! Tu m’as tellement donné envie de faire cette randonnée, j’espère pouvoir la faire l’année prochaine 🙂

    Reply
    • la lykorne illettree
      19 septembre 2020 at 16:04

      Merci beaucoup Maud, tu ne seras pas déçue de la balade, c’est magique 😍 !!

      Reply
  • Les Petits Pas de Juls
    18 septembre 2020 at 22:40

    J’adore, j’adore, j’adore!
    Je me souviens de ma propre rando au lac blanc et ma rencontré inattendue avec un bouquetin… Voir tes photos (magnifiques, d’ailleurs!) m’a remis ce moment en mémoire et surtout, comme j’adore la vue sur le massif du Mt Blanc, de bien en profiter encore une fois!
    Beau début de bivouac en tous cas! 😉
    Recommence bien!

    Reply
    • la lykorne illettree
      19 septembre 2020 at 16:08

      Merci beaucoup d’être passée par ici <3, les vues sur le Mont Blanc sont en effet époustouflantes !! Ils sont magnifiques les bouquetins, c'était la première fois que j'en voyais aussi ! Je pense remettre ça dès le printemps prochain, vivement 🥰 !! Biz !

      Reply
  • Alexandra - On holidays again
    4 octobre 2020 at 15:22

    Ca devait être une sacrée aventure ! Et tes photos sont vraiment sublimes ;o)

    Reply
    • la lykorne illettree
      10 octobre 2020 at 01:13

      Merci beaucoup Alexandra pour les compliments, oui c’était une aventure qui pour moi sortait de l’ordinaire… Et qui m’a donné envie d’en refaire. A voir tes balades montagnardes ces derniers mois, quelque chose me dit que ça te plairait aussi <3 !

      Reply
  • Amélie
    4 novembre 2020 at 17:26

    Nous aussi on voulait bivouacer en septembre au lac blanc pensant que c’était autorisé mais en fait ça ne l’est plus 🙁 et vu la météo on a craqué en dormant au refuge, bien douillet, éclairé à la bougie. C’était notre petit caprice après 7 jours de marche sur le TMB ! En tout cas, le Lac Blanc et les alentours n’ont pas volé leur réputation. Le balcon sur le Mont Blanc y est juste incroyable. Je pourrai dire « hop c’est coché », mais en fait, j’ai qu’une envie y retourner au printemps <3

    PS : superbes photos 🙂

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