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FRANCE

Une semaine dans le Jura : entre montagnes, cascades et lacs

Le Jura, c’est une incursion dans un monde féérique peuplé de villages envoûtants, de cascades enchantées, de lacs entêtants et de montagnes enrhumées… Euh embrumées.

Le Jura, c’est une grande bouffée d’air frais, du genre Hollywood chewing gum fraîcheur morbier et comté <3.

Le Jura, c’est tomber amoureux de la nature, de sa simplicité, de ses habitants, des vaches, des soirées près du poêle à boire du vin, manger un bon repas et rêvasser.

Voici un article retraçant notre itinéraire, agrémenté de chouettes aventures jurassiennes, garanti 100% naturel et concocté avec amour.

Lac de Vouglans

Depuis la route, alors que nous suivons religieusement les directions indiquées par notre GPS pour rallier notre premier point de chute, mon regard est attiré par la fenêtre : entre les arbres, je discerne de l’eau verte, couleur émeraude… Nous décidons alors de passer outre les indications de Google Maps et de nous égarer effrontément vers ces couleurs enjoleuses qui nous appellent. Cela nous mène jusqu’au lac de Vouglans, un lac artificiel mis en eau en 1968 lors de la mise en service du barrage de Vouglans !

Long de 35 km, il serpente joyeusement au milieu des sapins et collines et découvre ses rives très blanches dont on distingue les différentes strates, c’est hypnotique… Cela dessine des vagues, des motifs, j’ai l’impression d’être à « the wave » ou sur les rives du lac Powell dans le Grand Ouest américain !! La roche est sculptée par l’érosion, le niveau de l’eau est au plus bas en raison de quelques lâchers de barrage successifs en soutien d’étiage du Rhône.

lac de vouglans Jura bleu forêt
vagues strates lac de Vouglans vert émeraude fleur macro
Jura lac de Vouglans arbres cadre

Nous y sommes à l’automne alors nous sommes presque seuls, mais le lac de Vouglans est très animé l’été, avec des tas d’activités possibles comme la baignade, la pêche, le canoë, le paddle etc.

Lac de Lamoura

« C’est Lamoura la plaaage, ah-ouh, cha cha cha…« .
Situé au pied de la forêt du massacre (tout de suite, ça pose l’ambiance…), ce lac perché à 1156 mètres d’altitude est bordé de sapins, de tourbières et de prairies. Le cadre est idyllique. Des passerelles en bois ont été aménagées pour permettre aux curieux visiteurs de faire le tour du plan d’eau. La structure m’a rappelé notre voyage en Irlande près du lac de Glendalough.

Alors que nous sommes fin septembre, nous le découvrons sous les premiers flocons de neige de la saison. Les sapins sont saupoudrés de sucre, tout comme nos manteaux d’ailleurs. #yadelumidité, #onalépiétrempés, #célafindelété. Mais loin de nous décourager, la météo donne des allures de bout du monde à notre joli lac de Lamoura (par amour du goût). Nous sommes au Canada, ou peut-être même quelque part en Finlande, en Suède… Quelque part entre le ciel tout blanc, les flocons et ces sentiers en bois suspendus au lac. Et on aime ça.

Lac Lamoura ponton bois neige sapins
Lac Lamoura barque sapins neige
Jura lac Lamoura ponton bois sapins neige personne manteau rouge

Une randonnée permet de rejoindre le lac à pieds depuis les Eterpets à travers les sapins, les vaches, les ânes…

Montagnes Jura automne neige ciel gris
Sentier sapins virage lykorne neige
Jura âne nature montagnes brume sapins

Les Gorges de l’Abîme

Il y a des tas de gorges dans le Jura : j’avoue que nous avons choisi de visiter celles-ci parce-qu’on a trouvé le nom trop classe, et c’est situé dans le Crêt pourri, un argument de plus en sa faveur. Nous sommes donc partis nous abîmer, enfin surtout nous frotter à ces gorges du côté de Saint-Claude, et nous ne l’avons pas regretté. Le sentier est bien équipé, il y a des ponts, des passerelles métalliques et des marches qui permettent d’enjamber les cascades, les gouffres, les torrents des cirques du Vaucluse et de les admirer sous leurs plus beaux angles. Nous avons traversé le pont du diable (Brrrrr), et je peux vous dire qu’il vaut mieux ne pas avoir le vertige. Une forêt mousseuse avec des arbres verts aux allures fantomatiques nous entoure, se referme peu à peu sur nous. Coincés dans les tréfonds de l’abîme, arriverons-nous à trouver la sortie de ce gouffre ? L’ambiance est lugubre, la lumière perce par endroits et illumine l’eau, la verdure, c’est diabolique mais sublime. Nous avions sûrement mauvais goût, les Gorges de l’Abîme nous ont recraché au terme d’une boucle de 2 km 🙂 ! Avant de vous engager sur ces sentiers démoniaques, faites attention, après des jours de pluie, ou même par temps de pluie, ça glisse !

Gorges de l'Abîme cascade roches humide
Gorges de l'Abîme torrent mousse plantes
Jura Gorges de l'Abîme ruisseau cascade mousse
Lykorne passerelle Gorgres de l'Abîme
Gorges de l'Abîme cascades passerelle rochers falaises

Lac Genin

Lac Genin Jura maison sapins brume lac

Encore une météo nordique en ouvrant les yeux ce matin : ça pleuviote, ça bruine, ça crachine, les nuages embrassent les sapins et la brume nous camoufle quelques montagnes au loin. On a le choix entre rester près du poêle à bois en chaussons licorne/viking avec une tasse de thé et un bon bouquin… Ou enfiler nos manteaux, écharpes et bonnets (il fait 1 degré ce matin) pour partir à la découverte de trésors jurassiques… Euh jurassiens. Mordus de temps un poil de vachette capricieux et tourmentés, c’est bien sûr cette deuxième option qui nous guide tout droit vers nos chaussures, notre voiture, et l’aventuuure !

Au programme, découverte du lac Genin, surnommé, « le Petit Canada du Haut-Bugey », un lieu classé site pittoresque depuis le 1er mars 1935.

L’ambiance y est totalement mystique, les sapins et épicéas se reflètent dans le lac, des barques et nénuphars subliment le lieu et nous sommes les seuls visiteurs, ce qui ne gâche rien. La pluie habille la végétation de gouttelettes scintillantes, j’aime bien cette ambiance de fête à la grenouille.

Nous faisons le tour du lac Genin, immortalisons tout ce que nous pouvons, autant de précieux souvenirs que nous voulons garder chaudement dans nos têtes et dans nos coeurs.

Lac Genin arbres maison brume
lac Genin automne brouillard nénuphars bois
Jura lac genin barques brouillard
lac Genin plante barques eau nuages sapins
lac Genin Jura montagnes brouillard lykorne manteau rouge
Lac Genin trèfle gouttes eau nuages automne

Cascade de Vulvoz

En haut de la cascade, il y a marqué, « trail difficile, à emprunter à vos risques et périls ». Autant dire que c’est le genre de phrase qui me donne en principe irrémédiablement envie d’y aller en courant à cloche pieds tout en dansant la Lambada et en faisant la toupie. Mais là je regarde mes chaussures, la bouillasse ruisselante et glissante sous mes pieds, mes chaussures, l’étroitesse du sentier, le vide, mes chaussures… Bref…. Je fais demi ture. La cascade de Vulvoz, tu la vois si tu oses. En poule mouillée, voilà la maigrichonne vue que j’ai eue d’en haut (elle est déjà pas mal, non ?)

Jura cascade de Vuvoz eau verte

Saint-Claude

Labellisée « Villes et Métiers d’Art », Saint-Claude est une ville nichée au creux des montagnes du Jura, reliée par un pont vertigineux : capitale de la pipe de bruyère et des lapidaires (artisans qui taillent les pierres précieuses), ville et nature s’entremêlent à merveille pour en faire une halte sympathique lors de votre séjour dans le Jura. Vous pourrez visiter la Cathédrale Saint-Pierre, Paul et André de Saint-Claude (ils ne savaient plus à quel Saint se vouer), le musée de l’abbaye, le belvédère de l’ermitage, ou tout simplement flâner dans les rues en admirant l’éclectisme des structures et architectures de la ville. Nous l’avons visitée sous la pluie, décidément, il pleut comme vache qui Suisse, euh qui pisse dans ce pays.

Ville Saint-Claude Jura pont maisons montagnes nuages gris brume

Petit et grand Mont-Rond, au cœur du parc naturel régional du Haut-Jura

Mais, ne serait-ce pas le soleil que je vois poindre à l’horizon ? C’est le moment d’enfiler mes plus belles chaussettes et de partir à l’assaut des montagnes pour découvrir le Jura depuis ses sommets, nom d’une Lykorne aux morilles !

Nous partons en randonnée vers le col de la Faucille pour faire l’ascension du petit et grand Mont-Rond.

Pour les fainéants, il y a le télécombi du Mont-Rond pour monter jusqu’au petit Mont-Rond, mais pour nous la question ne se pose pas, en marcheurs aguerris, nous préférons bien évidemment crapahuter. Non, bon, ok, c’était fermé.

On nous avait prévenu, le début de la randonnée est plutôt ambiance Disneyland, avec une luge d’été qui ressemble à Space Mountains, le télécombi, la tyrolienne de la faucille… Mais nous tournons bientôt le dos à tout ce joyeux bordel, nous nous enfonçons dans les forêts de feuillus, coupons par les pistes de skis, et arrivons à notre première étape : le petit Mont-Rond. Une antenne énorme nous accueille, je pense qu’il y a de quoi faire cuire du poulet pour tout le comté juste en la regardant. Nous nous en éloignons un peu pour découvrir une table d’orientation et un point de vue magnifique sur le lac Léman, le jet d’eau de Genève mais surtout tout au fond, le massif du Mont Blanc. Il faut être à l’affut, nous le captons par intermittences, des paquets de nuages passent à toute allure devant nos yeux en couvrant et découvrant le paysage.

« Là on me voit, là on me voit plus, on me voit, on me voit plus, on me voit un peu, on me voit plus on me voit. »

Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre
randonnée Petit Mont-Rond nuages fleur vue montagnes Jura
Vue lac Léman Genève neige Mont-Blanc petit Mont-Rond montagnes
montagnes Grand Mont-Rond brume sapins neige Jura

Nous décidons de pousser jusqu’au Grand Mont-Rond, ce qui est plutôt une bonne idée, car très vite, nous nous sentons perdus en pleine nature, au milieu des montagnes, dans un décor enchanteur. Le silence nous enveloppe, la neige s’invite peu à peu, nous progressons à notre rythme, entre points photos, points eau et points « on a perdu les balises, on va où » ?

Nous arrivons à un deuxième point de vue (ça fait beaucoup de points), et ça tombe bien, la brume se dissipe le temps de distinguer de nouveau le lac Léman et quelques montagnes, c’est éblouissant ! Grâce aux jumelles de notre hôte, nous distinguons des chamois en contrebas. Nous ne savons pas trop si nous sommes déjà au Grand Mont-Rond, ou si c’est le gros truc juste à notre droite dans le brouillard, tellement dans le brouillard qu’on ne voit même plus à quoi il ressemble ! Il s’avère que c’est plutôt cette deuxième hypothèse si on s’en réfère aux indications Viso rando : nous n’avons plus qu’à amorcer notre dernière grosse montée, pour nous hisser tout en haut. Je commence à haleter sec mais je me dis que ça vaut le coup d’observer la vue depuis le point culminant ! Ça y est, je distingue le Cairn, nous touchons au but : sauf que tout là-haut, c’est le trou blanc. On ne voit plus rien du décor, mais alors rien de rien. Comme un grand mur blanc, du genre Truman Show, vous êtes arrivés au bout du décor, faites demi-tour. Au bout de 20mn, je capitule, et fais effectivement demi-tour (je deviendrais presque raisonnable avec le temps) ^^ !

Nous finissons notre boucle tranquillement, entre paysages de montagnes, prairies, irruptions aléatoires du soleil, quelques nuages noirs. C’est beau !

Ne vous faites pas de Mont-Rond, je vais vous donner toutes les infos pour faire à votre tour cette rando.

sentier randonnée serpente sapins verdure rochers nuages Grand Mont-Rond

Infos pratiques : randonnée du Grand Mont-Rond dans le Jura


Durée moyenne
3h20

Distance
8.35km

Dénivelé positif
320 mètres

Dénivelé négatif
323 mètres

Point haut
1574 mètres

Point bas
1311 mètres

Difficulté
Moyenne

Retour point de départ
Oui

Régions
Massif du Jura, Haut-Jura

Commune
Mijoux (01170|01410)

Départ
N 46.369757° / E 6.018574°

Plus d’infos sur le site Visorando.

Belvédère des 4 lacs, trésor du Jura

Belvédère des quatre lacs lac Ilay bleu vert île sapins automne montagnes Jura
Lac Ilay Maclu belvédère des 4 lacs motte sapins, nuages
Lac bleu vert dégradé barque chalet sapins Jura

Au saut du lit, fraîche comme un garçon, je découvre une météo presque printanière ! Le temps est au beau fixe, et à priori, ce sera la seule et unique journée ensoleillée de notre séjour, alors nous en profitons pour filer en direction du Belvédère des quatre lacs !

Accessible en voiture, le belvédère offre une vue grandiose sur les lacs Narlay, Ilay, le grand et le petit Maclu. Ces quatre lacs glaciaires sont préservés et donc interdits à la baignade : ils renferment des plantes protégées et une faune unique, qu’il faut respecter. Le spectacle qui nous attend est tout simplement époustouflant. Un ballet de courbes qui s’entremêlent et s’entrecroisent, des reliefs de la forêt aux fonds marins en passant par l’ombre des sapins ; et surtout, des nuances de bleu et de vert turquoise qui contrastent et nous offrent des camaïeux et dégradés de couleurs fascinants. Je l’avoue, je reste scotchée devant ce paysage, je perds presque l’usage de la parole (presque…), j’arrive juste à appuyer sur le clic de mon appareil photo de temps en temps en jetant des « nan mais c’est fouuu ces coullleuuuuurs » à tout va. Cette démarcation en contour progressif (terme de graphiste à la noix) entre les différentes palettes de bleu me laissent pantoise. Pour parfaire le tout, il y a des nénuphars regroupés sur certaines courbes, entre le bleu profond et bleu turquoise, un chalet et quelques barques.

Et si on s’installait là, entre un bon gros morceau de Morbier et ce lac ?

Belvédère des quatre lacs lac Maclu, courbes dégradé bleu vert sapins
Jura belvédère des quatre lacs courve sapins automne magique

Lac Ilay

Après avoir contemplé longuement les lacs d’en haut, Ilay temps de revenir à la réalité et de les découvrir depuis le plancher des vaches. Il y a plusieurs parkings autour des lacs, nous en choisissons un aux abords du lac Ilay, appelé aussi le lac de la Motte en raison de la petite île rocheuse sur laquelle a été construite un prieuré bénédictin au haut Moyen Âge au nord de l’étendue d’eau. La balade est agréable, au milieu des sapins, des roseaux, et avec quelques jolies vues sur lac.

Lac Ilay Jura eau translucide bleu vert  sapins ciel bleu soleil
Lac Ilay eau arbres nuage soleil ciel bleu rocher

Les cascades du Hérisson

Cascades du Hérisson pose longue eau arbres roche Jura

Les cascades du Hérisson sont inscrites au réseau des Grands sites de France, vous ne serez pas déçus du spectacle en y allant : la balade est féérique, entre chutes d’eau enchanteresses et forêts attrayantes. On s’attendrait presque à voir surgir des elfes et des lutins des forêts. Il y a tout un circuit possible pour en faire le tour, ou plusieurs parkings pour ceux qui souhaitent seulement en voir quelques unes (depuis la Maison des Cascades ou le Parking Bonlieu). Les plus impressionnantes sont le Saut girard (35 mètres de haut), le Grand Saut (60 mètres) et l’Eventail (65 mètres).

Les cascades du Hérisson doivent leur nom au « Hérisson », un torrent énergique qui prend sa source au Saut Girard, issu des lacs de Bonlieu et d’Ilay

Attention toutefois, les cascades sont souvent à sec une bonne partie de l’été !

Cascades du Hérisson eau rocher lumière arbres
passerelle cascade du Hérisson pose longue ciré jaune soleil eau
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Cascades du hérisson lumière reflet eau arbres ruisseau
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Belvédère de la Ronde et lac de Bonlieu

lac de Bonlieu lever de soleil eau nuages roses oranges Jura sapins montagnes

Mais qu’est-ce qu’on a fait au Bonlieu (bon s’il restait encore 2 ou 3 miraculeux visiteurs qui ne s’étaient pas encore fatigués de mes jeux de mots, fuyez pauvres fous, fuyez…) ?

Un séjour sans un traditionnel lever de soleil, serait-ce possible ? Bah nan hein ! La météo a failli nous jouer des tours et nous priver de la « pink hour » du matin. Mais c’était sans compter sur notre persévérance. Quand mon viking a vu qu’il devait faire de nouveau bien humide pour notre dernière journée dans le Jura, il m’a regardée et m’a dit :

« On tente le tout pour le tout, il doit pleuvoir à partir de 10h, c’est nuage et soleil avant, on sort à 6h et on va voir le lever du soleil ».

Autant dans la vie de tous les jours, il est impossible de me déloger de mon lit semaine comme week-end avant 9h du mat’ (une lykorne a besoin de sommeil ok ?!), autant en vacances, je peux être sur le pied de guerre à toute heure du jour ou de la nuit dès lors qu’il y a des aurores boréales, des étouales, des vouales, des lunes pâles, un lever de soleil matinal, un évènement spatial ou astral, un phénomène de fêlée du bocal, que des trucs en « ale ».

Nous jetons notre dévolu sur le belvédère de la Ronde, avec une vue sur le lac de Bonlieu : d’après nos calculs, le soleil devrait se lever à droite du lac depuis notre perchoir.

Tout juste Auguste, dans la fraîcheur matinale, quelques lumières roses viennent percer l’obscurité à 7h30…. Et là, nous assistons à une explosion de couleurs dans le ciel. Magique. Le soleil monte peu à peu derrière les montagnes, et vient illuminer toute une partie du paysage. Nous n’arriverons pas à l’avoir au-dessus de notre lac, la faute d’abord aux montagnes qui sont un peu hautes à l’endroit où le soleil se lève, puis enfin aux nuages qui commencent à gagner du terrain à partir de 9h30. Peu importe, heureux comme des loques en pattes d’avoir eu droit à ce merveilleux spectacle, nous passons à la boulangerie pour nous faire un petit déjeuner de gros en écoutant la pluie tomber. Timing impeccable !

Lac de Bonlieu belvédère de la Ronde nuages rose sapins eau
lac de Bonlieu soleil ciel bleu nuages sapins
lac de Bonlieu sapins nuages roses Jura

A faire également en une semaine dans le Jura


Nous avons préféré aller à notre rythme et nous en garder un peu sous le coude pour une prochaine fois. Mais pour ceux qui partent plus longtemps ou qui ont envie de découvrir d’autres points d’intérêts, voici une petite liste de coins jurassiens qui méritent tout autant le détour :

La cascade des tufs
La cascade des Tufs est une chute d’eau de la Cuisance, remarquable pour ses massifs de tuf, située dans la commune des Planches-près-Arbois dans le Jura.

Baume les Messieurs
Site classé « plus beau village de France » et niché au creux d’une reculée, le village de Baume-les-Messieurs dispose d’un incroyable patrimoine architectural et historique qui témoigne de la richesse de la commune à travers les siècles.

Château-Chalons
Un village charmant perché au bord d’une falaise à visiter le temps d’une belle balade au milieu de ses ruelles et de ses vignes.

Perte de la Valserine
C’est la première rivière a obtenir le label « rivières sauvages » : un sentier aménagé permet de suivre le lit de la rivière au milieu d’un canyon calcaire ! Vous ne serez plus dans le Jura lors de cette balade mais dans l’Ain (vaut mieux que deux tu l’auras).

Lac de Chalain
Lac aux eaux turquoise, il est parfait pour ceux qui veulent se baigner, profiter des plages ou faires des activités.

Où manger dans le Jura


Restaurant Le Refuge
Des spécialités montagnardes en veux-tu en voilà, avec fondue suisse, morbiflette, Mont d’Or, l’embarras du choix ! Un accueil très sympathique, un décor en bois chaleureux et des prix corrects, que demander de plus ?

Restaurant la Poêlée
Des poêlées aux champis, au jambon cuit, aux saucisses, aux morilles, au comté, au morbier, des fondues au Mont d’Or…. On en demande, puis on en redemande <3 ! En plus, on a croisé un cerf sur les petites routes brumeuses du chemin du retour, c’était fou (aucun rapport avec la choucroute… Euh la poêlée)

Restaurant l’Oustau
Encore un restaurant à fromages, fondues, plats sauce aux morilles, vous l’aurez compris, nous sommes amateurs de fromages… Chouette adresse en tous cas !

Bilan de mon séjour d’une semaine dans le Jura

Je crois que j’ai trouvé dans le Jura exactement ce que je suis venue chercher. Le dépaysement pas si loin de chez moi et pourtant cette richesse patrimoniale, cette identité forte qui font la fierté des jurassiens. J’ai découvert le Jura côté français, mais dont l’histoire, la culture, l’artisanat, les montagnes, la cuisine sont étroitement partagés avec leurs voisins suisses. Beaucoup vivent d’un côté de la frontière mais vont travailler de l’autre côté de la ligne. Ligne, mais quelle ligne d’ailleurs ? Il suffit d’être au sommet d’une montagne pour embrasser en même temps des vues sur la France et la Suisse entremêlées.

J’ai rencontré des gens généreux, simples, amoureux de leurs terres, de leurs chalets d’alpage, de leurs vaches Montbéliardes, de leur Morbier, de leurs lacs, de leurs sommets.

Je suis un pur produit de la région parisienne (Lykorne made in Paris), et c’est ce qui me manque parfois. Ce sentiment d’appartenance de cœur et de naissance à une région, à un savoir-faire, à une culture à taille humaine. D’avoir un profond attachement pour le territoire qui m’a vue grandir, d’avoir des valeurs à mettre en avant, un artisanat particulier, ché pas moi, un fromage à partager (oui, c’est peut-être ça le drame de ma vie, de ne pas être née dans la région du Mont-d’or ou du Comté…). Ce sont tous ces gens de l’ombre, qui aiment et cultivent leurs terres, qui savent vivre simplement mais véritablement, ces artisans lapidaires, fabricants de pipes ou de lunettes, ces hommes fiers de leurs origines et leur terroir qui font la richesse de la France. Je leur envie cette passion débordante pour leur région, leurs racines, et je les remercie de m’avoir livré le temps d’un court séjour quelques uns de leurs secrets…

Pour aller plus loin


Si vous voulez un peu plus de Jura, je vous conseille de vous catapulter du côté du blog d’Alexis, petit explorateur et petit comtois de surcroît : suivez le guide par ici !

Et si vous êtes à la recherche d’idées de séjours et/ou de randonnées en France, vous pouvez retrouver le sommaire de tous mes articles ici !

11 Comments

  • Marieke (les 3M)
    9 octobre 2020 at 08:40

    Super dépaysement effectivement, surtout avec cette météo. On a hésité à y aller en Octobre, finalement on sera de le Cantal, mais on devrait profiter de ce même type d’ambiance. Merci pour cette évasion, toujours aussi agréable à lire

    Reply
    • la lykorne illettree
      10 octobre 2020 at 00:39

      Oh le Cantal…. Je dirais qu’il y aura sûrement de bons fromages aussi <3 (oui, je suis mono-maniaque...). Je ne suis encore jamais allée dans le Cantal, alors ce sera ton tour de me faire voyager ! Et de me donner des idées ! Merci pour tes gentils mots <3, des bisous !

      Reply
  • Alexis - Le Petit Explorateur
    9 octobre 2020 at 10:40

    Oh, c’est canon tout ça 🙂 Merci pour la mention, c’est adorable!
    La prochaine fois que tu viendras (ou vous viendrez), on ira dans le Doubs qui est une belle continuité du Jura et tout aussi beau 😀
    Et oui, je te confirme que c’est bien d’être né au milieu du comté du mont d’or, du morbier, de la saucisse de Morteau et j’en passe, on s’y sent comme un poisson dans l’eau ^^
    Des lacs, mes préférés sont Lamoura et Bonlieu, j’adore l’ambiance qui s’en dégage.
    Sinon, bien sûr, les cascades du Hérisson, l’Abîme et tant d’autres <3
    Content que tu aies apprécié ton séjour comtois !
    À bientôt
    Bisous

    Reply
    • la lykorne illettree
      10 octobre 2020 at 00:45

      Je ne pouvais décemment pas faire un article sans te citer ;), surtout que ce sont tes articles sur le Jura qui m’avaient donné envie d’y aller…….. Ouiiiiii, la saucisse de Morteau aussi, j’oubliais ! Bonlieu, on ne l’a vu que d’en haut (il était déjà superbe), il aurait fait moins moche le dernier jour, nous y aurions passé plus de temps.

      Mais carrément, hâte de découvrir le Doubs avec toi, ça a l’air tellement beau ! Et d’ailleurs pas très loin du Mont d’Or qui me tente également ! On en reparle ensemble ! Bisous Alexis, à bientôt 🙂 !

      Reply
  • Paule-Elise
    9 octobre 2020 at 18:02

    Avoue, tu ne voyages jamais sans ta korne de brume !! Il y a toujours un brouillard parfait et des flocons de neige dès que tu vas quelque part, ça devient suspect !
    Vous avez l’air d’en avoir bien profité en tout cas ! C’est un coin tellement beau, et tellement humide aussi ^^ Comme le dit Alexis, la prochaine fois tentez le Doubs ! On avait vraiment adoré. Grosses bises et à bientôt !!!

    Reply
    • la lykorne illettree
      10 octobre 2020 at 00:54

      Ah, si tu savais, avec photoshop aujourd’hui, on fait des miracles hein : je te mets même de la neige et du brouillard sur les plages de Krabi, je te rajoute quelques rennes et/ou des Lykornes des neiges pour faire plus authentique bien sûr et hop… Le tour est joué 😀 😀 😀 ! Oui c’était top, on s’en est mis plein la vue et la panse… Et niveau humidité, si je me souviens bien, vous aviez été servies aussi ^^ ! C’est Doub(s)ement noté pour le Doubs, la prochaine fois, on n’y coupera pas… On se parle d’ailleurs bientôt destinations humides et/ou embrumées <3 <3 <3 !! Gros bisous, à trèèèèès vite !!

      Reply
  • Kansaijin
    12 octobre 2020 at 02:57

    Tes photos sont magnifiques!
    Surtout du Jura, non loin de chez moi en Alsace et ça me rend nostalgique Merci!

    Reply
    • la lykorne illettree
      17 octobre 2020 at 00:34

      Merci beaucoup, contente de t’avoir rappelé de chouettes souvenirs <3 <3 <3 !!

      Reply
  • Alexandra
    13 octobre 2020 at 14:03

    TOujours un tel bonheur de te lire, ces jeux de mots pétillants qui croustillent sous la dent, ces photos magnifiques, cette bonne humeur, ces ambiances mystiques… je me régale ! j’ai vu le Jura en hiver, c’était un peu tristoune, ça a l’air vachement mieux en licorne magique 😉

    Reply
    • la lykorne illettree
      17 octobre 2020 at 00:37

      Merci pour ces p’tits mots doux, contente de t’avoir transportée dans nos épopées jurassiennes 😀 ! Je comprends, la météo joue beaucoup parfois dans l’appréciation des lieux, nous avons eu une météo très mitigée mais avec le brouillard, ça donnait une ambiance plutôt sympathique. L’hiver ça doit être pas mal, mais quand il fait beau et qu’il y a de la neiiiiiiige <3 <3 <3 ! Des bisous !

      Reply
  • Sarah
    18 octobre 2020 at 16:56

    Olalala malgré le temps maussade tu as su capter les moments et sublimer tous ces sites du Jura que j’aime tant !!!

    Reply

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